Ressources · Aéroports · Octobre 2026

Géolocalisation indoor en aéroport : retour d'expérience à Francfort

La géolocalisation indoor localise personnes et équipements à l'intérieur des bâtiments, là où les signaux GNSS ne passent plus. Dans un aéroport, sa valeur dépend moins du capteur que de l'intégration : une position n'est utile que si elle se lit sur le même plan que le reste de la plateforme, en continuité avec l'extérieur. C'est ce qu'optim.aize met en œuvre à l'aéroport de Francfort.

Par la rédaction d'optim.aize · Lecture : 5 minutes

En bref

  • À l'intérieur d'un terminal, le GNSS ne suffit plus : il faut une infrastructure de localisation locale.
  • La valeur vient de l'intégration SIG : plan indoor géoréférencé, continuité avec l'extérieur, croisement avec les autres données.
  • À Francfort, optim.aize intègre la géolocalisation indoor dans YAAPS.
  • Localiser des personnes impose de cadrer la protection des données dès le départ.
Le contexte

Fraport et l'aéroport de Francfort

L'aéroport de Francfort, exploité par Fraport, est l'un des principaux hubs européens. Terminaux, zones techniques et aire de trafic y forment un environnement où des milliers de personnes et d'équipements se déplacent en permanence, à l'intérieur comme à l'extérieur.

Le projet réunit trois acteurs, chacun dans son rôle :

Acteur Rôle
Fraport Exploitant de l'aéroport
iidre, filiale du groupe jll.spear Déploiement de la technologie de géolocalisation indoor, développée par Wheere
optim.aize, filiale du groupe jll.spear Intégration dans YAAPS, cartographie indoor, géoréférencement et continuité avec l'extérieur

Le résultat : personnes et équipements sont localisés à l'intérieur des bâtiments, là où le GNSS ne passe plus, et leurs positions se lisent sur la même cartographie que le reste de la plateforme, avec une continuité entre l'aire de trafic et les zones intérieures.

Le problème

Pourquoi le GNSS ne suffit pas dans un terminal

Les signaux des constellations GNSS, comme GPS ou Galileo, sont émis depuis plus de 20 000 kilomètres d'altitude et arrivent au sol très affaiblis. Le béton, le métal et les vitrages suffisent à les atténuer ou à les réfléchir : à l'intérieur d'un terminal, la position devient imprécise, puis disparaît.

La géolocalisation indoor repose donc sur une infrastructure locale. Plusieurs familles de technologies coexistent : balises radio à courte portée, ultra large bande, réseaux Wi-Fi, technologies radio à forte pénétration, centrales inertielles. Elles diffèrent par leur précision, leur capacité à traverser les structures et la densité d'équipements à installer. Le bon choix dépend du bâtiment et des cas d'usage, pas d'un classement général.

Quelle que soit la technologie, une position indoor brute reste un couple de coordonnées dans un repère local. Pour devenir utile, elle doit être intégrée.

L'intégration

Ce que l'intégration dans un SIG change

Un plan indoor géoréférencé

Les plans des bâtiments existent souvent en CAO ou en BIM, chacun dans son propre repère. Les rattacher au système de coordonnées de la plateforme, niveau par niveau, est la condition pour qu'une position indoor se superpose aux autres données. Des standards comme IndoorGML, publié par l'Open Geospatial Consortium, décrivent la manière de modéliser les espaces intérieurs et leurs liaisons.

La continuité entre l'intérieur et l'extérieur

Un agent qui quitte un bâtiment pour rejoindre l'aire de trafic ne doit pas disparaître de la carte. En plaçant la géolocalisation indoor et le positionnement GNSS, corrigé par RTK, dans le même référentiel, YAAPS assure cette continuité.

Le croisement avec les autres données

Dans YAAPS, une position n'est jamais isolée : elle se lit avec les zones de sûreté, les équipements, les alertes en cours et les ordres de travail de la GMAO. C'est ce croisement qui transforme une localisation en information de décision.

L'historique en 4D

Chaque position est horodatée et conservée selon les règles définies par l'exploitant. Un événement peut ainsi être rejoué pour comprendre son déroulement, dans le respect du cadre fixé pour les données personnelles.

Enseignements

Cinq enseignements pour un projet de géolocalisation indoor

  1. Partir des cas d'usage. Protection du travailleur isolé, localisation des équipements, coordination des intervenants : chaque cas d'usage fixe la précision nécessaire, la fréquence de mise à jour et les zones à couvrir.
  2. Soigner la cartographie avant les capteurs. Un plan indoor mal géoréférencé dégrade toutes les positions, quelle que soit la qualité de la technologie de localisation.
  3. Viser un référentiel unique. Intérieur et extérieur doivent partager le même système de coordonnées et la même base, sans quoi la continuité reste théorique.
  4. Intégrer plutôt qu'ajouter un écran. La position doit arriver par API dans les outils que les équipes utilisent déjà : cartographie, supervision, GMAO.
  5. Cadrer la protection des données dès le départ. Localiser des personnes est un traitement de données personnelles encadré par le RGPD. En France, la CNIL rappelle les règles applicables à la géolocalisation des salariés : finalités limitées, pas de surveillance permanente, information préalable des salariés et consultation de leurs représentants. Finalités, durées de conservation et droits d'accès doivent être définis avant le déploiement.
Cas d'usage

Cas d'usage de la géolocalisation indoor en aéroport

  • Protection du travailleur isolé : localiser rapidement un agent en difficulté dans une zone technique ou un sous-sol ;
  • Localisation des équipements : retrouver un matériel mobile sans avoir à le chercher ;
  • Coordination des intervenants : savoir qui est le plus proche d'un incident, à l'intérieur comme à l'extérieur ;
  • Sûreté : rapprocher une alerte de la position des équipes disponibles et les guider ;
  • Évacuation et gestion de crise : connaître la répartition des équipes dans les bâtiments.

Ces usages s'inscrivent dans une approche plus large de la surveillance aéroportuaire et des jumeaux numériques, détaillée dans notre article sur l'aéroport intelligent. La même architecture se transpose aux ports et aux sites sensibles, partout où des équipes et des équipements circulent entre l'intérieur et l'extérieur.

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

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Qu'est-ce que la géolocalisation indoor ?

C'est la localisation de personnes ou d'équipements à l'intérieur des bâtiments, là où les signaux GNSS ne passent plus. Elle repose sur une infrastructure de localisation installée sur place et, pour être exploitable, sur un plan intérieur géoréférencé.

Pourquoi le GPS ne fonctionne-t-il pas dans un terminal d'aéroport ?

Les signaux GNSS, émis depuis plus de 20 000 kilomètres d'altitude, arrivent au sol très affaiblis. Le béton, le métal et les vitrages des bâtiments les atténuent ou les réfléchissent, si bien que la position devient imprécise puis disparaît à l'intérieur.

Quel est le rôle d'optim.aize à l'aéroport de Francfort ?

optim.aize intègre dans sa plateforme YAAPS la géolocalisation indoor déployée par iidre, filiale du groupe jll.spear. Elle assure la cartographie indoor, le géoréférencement et la continuité avec l'extérieur, pour que les positions se lisent sur la même carte que le reste de la plateforme.

Comment respecter la vie privée des salariés géolocalisés ?

En définissant avant le déploiement des finalités précises, des durées de conservation et des droits d'accès limités, en informant les salariés et en consultant leurs représentants. En France, la CNIL rappelle que la géolocalisation ne doit pas servir à une surveillance permanente des salariés.

La géolocalisation indoor sert-elle en dehors des aéroports ?

Oui. La même architecture s'applique aux ports, aux sites industriels et aux sites sensibles, partout où des équipes et des équipements circulent entre l'intérieur et l'extérieur des bâtiments.

Sources

optim.aize, filiale innovation du groupe jll.spear basée à Bordeaux, développe YAAPS, la plateforme souveraine et open source qui connecte, collecte, traite et contextualise les données des infrastructures critiques pour aider à la décision.

Contact

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Aéroport, port ou site industriel : nous étudions avec vous les cas d'usage, la cartographie et l'intégration dans vos outils.

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