Cas d'usage en développement · Ports
Port d'estuaire : surveiller les quais et anticiper la montée relative de la mer
Dans un port d'estuaire partenaire, optim.aize prépare la surveillance des quais sur pieux et palplanches et des zones d'accostage du vrac. Les mêmes mesures servent à fonder le plan d'adaptation du port, car l'enfoncement du sol s'ajoute à la hausse du niveau marin.
Contexte
Un port d'estuaire, deux risques qui se cumulent
Le port partenaire est situé en estuaire : il est exposé aux crues du fleuve et aux submersions marines. Ses quais sur pieux et rideaux de palplanches accueillent des navires vraquiers, avec de lourds stocks sur les terre-pleins.
Aujourd'hui, il dispose d'un marégraphe et de passages de géomètres. Il n'a ni mesure continue des déformations, ni référence absolue du mouvement du sol, ni plan d'adaptation au changement climatique. C'est précisément l'objet du projet.
Le port en bref
- Port d'estuaire, risques fluvial et marin
- Quais sur pieux et palplanches
- Accostage et manutention de vrac
- Instrumentation : marégraphe, levés de géomètres
- Pas encore de plan d'adaptation
Enjeux
Stabilité des quais, montée relative de la mer, continuité des flux
Stabilité des quais
Tassement des terre-pleins sous les stocks de vrac, déversement des palplanches vers l'eau, comportement des pieux, chemins de roulement des portiques.
Montée relative de la mer
Elle additionne la hausse du niveau marin et l'enfoncement du sol. En Europe, les zones portuaires s'enfoncent en moyenne d'environ 1,5 mm par an selon une étude fondée sur le service européen EGMS.
Continuité d'exploitation
Quais, terminaux, dessertes ferroviaires et routières, flux d'import et d'export locaux et internationaux : une submersion ou un quai fragilisé coupe la chaîne.
Les plans de prévention des risques littoraux intègrent la hausse du niveau marin par une marge forfaitaire, par exemple 20 cm à court terme et 60 cm à 100 ans dans certains départements. Ils ne tiennent pas compte du mouvement propre du sol, qui peut ajouter plusieurs centimètres d'ici la fin du siècle. Depuis janvier 2026, la trajectoire de réchauffement de référence (TRACC, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100 en France hexagonale) est inscrite dans le code de l'environnement et sert de base aux plans d'adaptation, y compris portuaires.
Notre réponse
Ce que déploie optim.aize
| Besoin | Moyen | Livrable |
|---|---|---|
| État initial et historique | Archives Sentinel-1 depuis 2014 | Carte des vitesses de déplacement du port |
| Points sur la ligne de quai | Coins réflecteurs fabriqués en France | Séries temporelles quai par quai |
| Zones en exploitation | Réflecteurs actifs compacts, avec iidre | Mesures sans gêne pour la manutention |
| Référence absolue | Station InSAR et GNSS RTK près du marégraphe | Mouvement vertical rattaché au marégraphe |
| Mouvements mal vus par le satellite | Inclinomètres, bathymétrie en pied de quai | Déversement et affouillement documentés |
| Cartes de risques | Modèle de terrain LiDAR, mouvements du sol, horizons TRACC | Couches de submersion 2050 et 2100 croisées avec les actifs |
| Pilotage | YAAPS | Seuils, alertes, tableaux de bord partagés |
Les satellites radar mesurent mal les mouvements orientés nord-sud : selon l'orientation des quais, des inclinomètres complètent le dispositif.
YAAPS · Plateforme souveraine
YAAPS, la plateforme commune du port et de ses partenaires
Dans un port, la même mesure intéresse beaucoup de monde. YAAPS réunit les séries InSAR, les réflecteurs, la station GNSS, le marégraphe, les levés de géomètres et les cartes de submersion, et les partage selon le rôle de chacun.
La plateforme est souveraine et open source, déployable en SaaS, sur cloud souverain ou sur vos serveurs, et s'intègre à vos outils (GMAO, ERP, SCADA) par API.
Bénéfices
Ce que le port en retire
Un plan d'adaptation fondé sur des mesures
La vulnérabilité est chiffrée ouvrage par ouvrage, aux horizons de la TRACC.
Des arguments pour les PPR
Les plans restent établis par l'État : optim.aize fournit la donnée qui éclaire leur révision.
Des investissements priorisés
Les quais qui bougent le plus et les zones les plus exposées passent en premier.
Une mesure continue
Elle complète les passages de géomètres et sert à les recaler entre deux campagnes.
Questions fréquentes
Questions fréquentes sur la surveillance des quais et la subsidence portuaire
Une autre question ? Écrivez-nous, un expert vous répond.
Pourquoi la subsidence compte-t-elle pour un port ?
Parce que la montée relative de la mer additionne la hausse du niveau marin et l'enfoncement du sol. Un quai qui s'enfonce se rapproche plus vite des niveaux de submersion.
L'InSAR peut-il surveiller des quais sur pieux et palplanches ?
Oui, en combinant les points radar naturels du port et des réflecteurs posés sur la ligne de quai. Les mouvements orientés nord-sud, mal vus par le satellite, sont complétés par des inclinomètres.
À quoi sert une station GNSS près du marégraphe ?
À mesurer le mouvement du sol au droit du marégraphe, pour séparer la hausse du niveau marin et l'enfoncement du terrain.
optim.aize met-il à jour les PPRI ou les PPRL ?
Non, ces plans sont établis par l'État. optim.aize fournit au port des mesures et des cartes qui éclairent son plan d'adaptation et sa contribution aux révisions.
Quel est le rôle de YAAPS dans ce projet ?
YAAPS réunit toutes les mesures et les partage entre l'exploitation, le service infrastructures, les géomètres, les géotechniciens, le service risques, la direction et les partenaires publics.
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Parlons de vos quais, de votre marégraphe et de vos enjeux d'adaptation : nous commençons par une analyse des archives satellite depuis 2014.
digitalsolutions@optimaize.fr
152 Quai de Bacalan, 33300 Bordeaux
optim.aize, filiale innovation du groupe jll.spear.
